Screen Shot 2016-05-11 at 23.33.13Dès l’enfance, Sylvain ne cessa d’alimenter son amour de la peinture en suivant des formations qui l’aidèrent à développer une expression personnelle. Van Gogh, Utrillo et Vlaminck sont les artistes qui comptent le plus pour lui.

Après une absence d’une dizaine d’années, on redécouvre le talent de cet artiste passionné par Paris.

Il nous entraîne, au cours de l’exposition “Paris, hier et aujourd’hui”, dans une balade en son coeur et traversant les années. Les oeuvres peintes entre 1993 et 2005, seront accompagnées de photo actuelles des lieux, illustrant le changement au fil du temps.

Témoignage de Sylvain Claude

“On a toujours peint et dessiné dans la famille. Mon père m’a initié alors que je n’avais pas cinq ans. Je me rappelle qu’il a reproduit devant moi une image de château gravée sur un paquet de tabac puis l’a mis en couleurs. Son propre père a laissé des centaines de portraits et de caricatures et en remontant la branche paternelle, on trouve Jules et Victor Dupré, paysagistes de Barbizon.

Marqué par la beauté des dessins animés et des décors du Guignol du Jardin du Luxembourg où m’emmenait souvent ma mère, je n’ai jamais cessé de gouacher depuis lors et attaqué l’huile (sans gagner) vers huit ans pour des vues de Paris et des vues imaginaires. Depuis, j’ai appris un autre métier mais en 1987 la peinture est redevenue une passion dévorante.

André Lhote a écrit qu’un artiste doit tout savoir ou ne rien savoir ; je n’ai pas suivi la règle du Maître. J’ai commencé à apprendre le dessin académique en copiant des plâtres au cours municipal de la rue Sorbier (Paris 20ème), ce fut ensuite l’aquarelle et l’huile en 1988 grâce au cours organisés par la mairie du 11ème. Les cours du soir dispensés par l’école Boulle furent décisifs : composition et mise en page (1989). Il me manquait de connaître les astuces de la peinture à l’huile, côté matière : médiums, vernis, délais de séchage. Un sympathique peintre, trouvé par petite annonce, et dont j’ai malheureusement oublié le nom y pourvut en 1993.

Entre temps et depuis, mon activité de peintre fut encouragée par une petite clientèle d’amateurs.”

Sylvain Claude